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Origines:
Aline Apostolska naît le 2 mai 1961 à Skopje, capitale de la République de Macédoine de l’ex Fédération Yougoslave. En septembre 1966, elle rejoint ses parents à Paris où elle vivra jusqu’en septembre 1991, s’installant sept ans à Orléans (région Centre), avant d’opter pour le Canada et Montréal en juillet 1998. De nationalité française, elle est résidente permanente du Canada depuis mai 2003. |
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Formation :
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Un parcours professionnel riche et atypique Les années 80 : l’apprentissage |
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D’aussi loin qu’elle se souvienne, Aline Apostolska a voulu «voyager et rencontrer des gens» et au long de toute sa vie c’est ce leitmotiv qui l’a portée toujours plus loin et plus vaste, par-delà le connu, le convenu et le conforme. Cultivée, parlant 4 langues, forgée d’une éducation vieille France et classique (avec latin, grec et conservatoire de musique), on apprécie particulièrement son écoute, sa curiosité, sa générosité, sa rigueur intellectuelle, sa grande capacité de travail et de concentration qui font d’elle une communicatrice de talent, tant par oral que par écrit. |
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D’aussi loin qu’elle se souvienne, Aline Apostolska a voulu être écrivaine et journaliste. C’est déjà ce qu’elle écrivait sur les fiches scolaires en réponse à la fameuse question «que voulez-vous faire plus tard »… Et c’est ce qu’elle a fait, mais, si son parcours ressemble a posteriori à une autoroute bien droite, il se sera véritablement construit au fil des évènements, rencontres, opportunités, tournants, détours et autres ravins rencontrés sur sa route. À 16 ans, elle proposait des articles sur Amin Dada au Canard Enchaîné et finit par publier son premier article, critique de l’université, en 1979 dans … Le Monde de l’Éducation ! Idéaliste, gourmande, ouverte, c’est souvent le nez au vent qu’elle a trouvé son chemin, au gré de ces «carambolages du hasard» qui ont aussi forgé son caractère. |
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Entre 20 et 30 ans, une foule d’activités fondatrices, pendant ces années marquées par le mitterrandisme à son meilleur. En mai 1981 elle vote pour la première fois et fête ses vingt ans place de la Bastille dans la liesse. Mais c’est aussi le temps des radios libres parisiennes…Le lendemain du 10 mai 1981, elle porte en guise de démo une cassette qu’elle a concocté en espérant être engagée à Gilda la parisienne, créée par le fils de Georges Frèches. Et elle est prise. Tout en poursuivant ses études, elle y travaillera soixante heures semaine, apprenant tout sur le
tas, rencontrant des journalistes
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et des artistes de tout bord et de diverses cultures. C’est au cours de ces pérégrinations culturelles qu’elle tombe en amour avec la danse contemporaine, fleuron de Jack Lang, et la culture africaine. En 1982, elle obtient son DEUG d’histoire, travaille pour deux radios libres et moult magazines : Bwana magazine, Pour la danse, Sortir à Montpellier, Bande FM…Dans les années qui suivront, elle collaborera aussi à Globe, City, Elle puis, à partir de 1985 à Lui et L’Écho des Savanes où elle tient des chroniques de … séduction astrologique !
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Elle accepte même la chronique astrologique à l’antenne de RTL en 1989. Ce qui ne l’empêche pas d’être, de 1983 à 1986, la très sérieuse déléguée générale d’une association financée par les Ministères de la Culture et de l’Industrie destinée à développée un nouveau concept culturel, un de plus en ces années défricheuses : la culture scientifique, technique et industrielle. Elle habite La Défense, puis Beaubourg (au coin des Bains Douches), puis la Bastille (au coin du Balajo), puis la Palais-Royal, puis en face de la Maison de la Radio, puis à Convention…… Elle voyage partout en Europe et en Afrique du Nord, retrouvant notamment le Maroc où elle avait passé de longues périodes dans son enfance auprès de son oncle diplomate, et de sa cousine Ana, devenue aujourd’hui photographe et artiste à Paris.
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En 1987, elle publie pour la première fois et deux livres la même année (Les larmes de lumir, Mots d’Homme; Étoile-moi, Calmann-Levy), bientôt suivis par un autre en 1989 (Sous le signe des étoiles, Balland). En 1988, une semaine après avoir revoté Mitterrand, elle donne naissance à son premier fils. Les années 80 s’achèvent. Elles auront été celles de l’aventure, au sens étymologique du terme, avancer vers. Droit devant. |
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Les années 90 : les choix radicaux. À 30 ans, Aline Apostolska change radicalement pour établir ses choix et non plus seulement répondre aux opportunités, offres et sollicitations qui se présentent à elle. Les années 90 seront celles des choix radicaux. En août 1991, de retour d’Egypte, elle propose ses services aux éditions Dangles qui l’embauchent en quatre jours. Elle quitte Paris pour s’installer à Orléans, «Hors-les-Ans sur Loire». La parisienne noctambule passe son permis de conduire, achète une auto et découvre la terre de France, entre Beauce et Sologne, entre Sarthe et Berry, entre Mayenne et Touraine. Elle continue à se rendre plusieurs fois par semaine à Paris qu’elle redécouvre autrement. En 1992, paraît un nouveau livre (Mille et Mille Lunes, Mercure de France). Tandis qu’elle prend racine dans le cœur de France, ses racines anciennes se réveillent, grondent, sombrent. Ce sera la décennie des guerres puis de la disparition de l’ex-Yougoslavie. C’est loin la Yougoslavie, elle n’y a pas pensé depuis bien longtemps et n’a jamais été élevée dans le souvenir des origines, passant des vacances sporadiques auprès de ses familles paternelle et maternelle. Elle n’y est d’ailleurs plus retournée depuis la mort de sa grand-mère en 1985. Certes, sa mère habite une île dalmate au large Split, certes elle conserve des liens partout, en Macédoine, en Croatie, en Serbie, en Herzégovine, en Bosnie mais loin, très loin de sa vie quotidienne. Et pourtant, cette guerre, l’impuissance et l’horreur qui l’accompagnent, vont commencer par lui scier les jambes et le cœur avant de lui donner, en retour de balancier, un furieux désir de réaction et d’action. Elle connaît le contexte et veut témoigner. Elle en fera des chroniques dans Libération, puis publiera finalement un récit, fort remarqué, en 1997 (Lettre à mes fils qui ne verront jamais la Yougoslavie, Isoète). La découverte de la bestialité humaine reste cependant indélébile et la ramène donc vers la littérature. Mais ce n’est pas tout. Aux éditions Dangles, elle apprend le métier d’éditeur, devient directrice littéraire puis directrice de collection. En sept ans, plus de cinquante ouvrages paraîtront sous sa direction dans les domaines de la psychologie, du développement personnel, histoire et symbolisme et religions. Elle dirigera également une collection poche aux éditions Hachette-Marabout. Elle collabore à Femme Actuelle, Les lettres françaises, la revue littéraire Calamar. En 1996 paraît un album pour enfants écrit avec son fils Raphaël (La treizième lune, Bastberg). Elle entreprend des voyages déterminants, dans les DOM-TOM en 1992, au Canada en 1994, en Inde en 1997, auprès de la communauté tibétaine exilée. Elle donne des conférences et des séminaires aux quatre coins de la francophonie, signe en 1994 une collection astrologique en douze volumes qui se vendra finalement, en trois langues, à près de 700 000 exemplaires sur 12 ans, collection qu’elle décide d’épuiser en 2006, étant beaucoup trop éloignée de l’astrologie depuis trop longtemps pour vouloir y revenir. En juin 1994, au retour d’un premier séjour professionnel à Montréal, elle décide d’aller y vivre. Loin de Paris cette fois. Son second fils naît en 1995 et elle attendra 1998 pour réaliser ce désir. Entre 1994 et 1998, elle aura effectué plusieurs voyages solitaires ou familiaux au Québec, devenant collaboratrice de la Première Chaîne de Radio-Canada dès mai 1994, à partir de leurs studios parisiens de l’avenue Matignon. Connue du public montréalais par ses livres et y possédant déjà un réseau d’amis, c’est tout naturellement qu’elle finit par s’installer à Montréal en juillet 1998 à la faveur d’un contrat avec Radio-Canada, à l’antenne de laquelle elle restera finalement 10 ans en continuité, jusqu’à sa démission en juin 2004, au moment de la fermeture de la Chaîne Culturelle. À partir de 1994, ses livres publiés à Paris se vendaient à Montréal. À partir de l’an 2000, ses livres seront publiés au Québec et se vendront en France. À partir de 2008, ses livres paraîtront tous en deux éditions distinctes, française et québécoise. À partir de 1998, elle recentre toute sa vie professionnelle autour de l’écriture et du journalisme culturel. Membre de l’Agessa française (régime général de sécurité sociale des artistes-auteurs) depuis 1993, elle devient membre de l’UNEQ, Union des écrivaines et écrivains québécois, dès 2001 ainsi que du Writer's Union of Canada. |
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Les années 2000: le déploiement des ailes Avec Montréal, Aline Apostolska a choisi «une qualité de vie et une qualité relationnelle devenues trop rares». Toute sa vie, elle a obéi à une héréditaire «démangeaison des ailes». À partir de Montréal, elle déploie ses ailes. C’est le lieu pour prendre la mesure et donner forme au terreau abondant et bigarré cumulé et expérimenté en France pendant près de quatre décennies. Montréal devient pour elle tout à la fois «le lieu où se perdre pour mieux se trouver, pour observer et s’observer, et un observatoire de la francophonie.» Elle y apprécie l’esprit américain, la proximité avec la Nouvelle-Angleterre qu’elle adore, mais n’aurait jamais pu vivre ni travailler hors de la francophonie. De fait, dès son arrivée à Montréal, elle travaille beaucoup et prend sa place. Après avoir participé pendant quatre ans à l’émission Émergence à partir des studios de Paris, elle devient salariée de la Première Chaîne de Radio-Canada en 1998 dans l’émission Entre terre et ciel, où elle raconte notamment, chaque dimanche soir, la vie de femmes célèbres depuis l’Égyptienne Hatchepsout à Mère Teresa. Une vingtaine de ces récits seront d’ailleurs réunis dans un livre en 2000 (Les grandes aventurières, Stanké/Radio-Canada). Dans cette lignée, Son Excellence Jean-Daniel Lafond, cinéaste et époux de la Très Honorable Michaëlle Jean, Gouverneure générale du Canada, chef de l’état canadien, a sollicité sa participation au film qu’il a consacré à Marie de l’Incarnation (sortie printemps 2008).
En 1999, Aline Apostolska choisit de rejoindre la Chaîne Culturelle de Radio-Canada afin de devenir chroniqueuse et animatrice littéraire. Elle interviewera ainsi trois écrivains francophones par semaines durant 6 ans dans l’émission Aux Arts etc. Elle animera deux autres séries littéraires, Bleue comme une orange (2000) dont elle fera le résumé chaque semaine dans le quotidien Le Devoir, ainsi qu’un débat mensuel en direct de la Maison des Écrivains de Montréal. À la fois écrivaine et communicatrice, ses entrevues se distinguent car elle aborde les écrivains et les livres «de l’intérieur». En juin 2004, à la fermeture de la Chaîne Culturelle, elle quitte Radio-Canada. Depuis lors, elle participe sporadiquement à certaines émissions. Elle n’a pas pour autant arrêté les animations littéraires, et continue à être régulièrement sollicitée à ce propos, notamment pour Le Point des Arts à Rideau Hall en parallèle à la remise des Prix Littéraires du Gouverneur Général ou durant les festivals littéraires montréalais tels que le Festival International de Littérature, le Metropolis Bleu, le Festival du Monde Arabe ou le Salon du livre. Depuis 2007, elle anime en particulier les Midis Littéraires de la Grande Bibliothèque de Montréal, entrevue de deux heures sur scène avec les plus grands écrivains québécois et francophones de passage.Ces entrevues sont enregistrées et filmées et disponibles sur le site de BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec). Après un an au Journal de Montréal où elle tiendra une chronique de danse contemporaine hebdomadaire, Aline Apostolska devient en septembre 2001, collaboratrice du plus ancien et plus lu quotidien francophone d’Amérique, La Presse. On peut lire ses entrevues et critiques de danse contemporaine plusieurs fois par semaine. On a également pu la voir comme juge de danse dans la populaire émission Le Match des Étoiles à la télévision de Radio-Canada. Alors que littérature et danse constituent «les deux jambes de sa vie professionnelle depuis 25 ans», l’Agora de la danse et le Festival International de Littérature lui donnent l’occasion inespérée de joindre les deux en lui proposant de créer un spectacle danse et littérature autour de ses textes en septembre 2005 à l’Agora de la danse. Ce sera Du vent !, une belle expérience plébiscitée par le public. Dans la foulée, elle concoctera un autre spectacle danse et littérature donné le 18 septembre 2006, 80 ans d’engagement pour la liberté d’expression, pour l’anniversaire du Centre Québécois du P.E.N International, dont elle est par ailleurs membre et administratrice, ainsi qu’une soirée hommage à Ana Politkovskaïa et Hrant Dink, le 20 mars 2007 à la Grande Bibliothèque de Montréal. «La littérature ce n’est pas que mes livres» aime-t-elle à dire, et il lui tient à cœur de participer activement à la communauté littéraire d’ici et d’ailleurs. Elle anime des ateliers de création littéraire, notamment au sein de la Fédération Québécoise du Loisir Littéraire et dirige depuis 2001 la collection littéraire, Ici l’Ailleurs, aux éditions Leméac. Sous forme de récits autobiographiques, une vingtaine d’écrivains y parlé de leur vision intime de l’ailleurs, géographique mais surtout intime, mais aussi de leur relation à l’écriture. Mais la littérature ce sont aussi ses livres. Revenue à la littérature depuis 1997, Aline Apostolska n’a jamais autant produit que depuis son installation à Montréal. «Ça ne veut rien dire, dit-elle, ça peut s’arrêter du jour au lendemain !». Néanmoins, jusqu’ici, son parcours s’est révélé abondant et pluriel : en 2000, les éditions Leméac publient une édition augmentée de Lettre à mes fils qui ne verront jamais la Yougoslavie, puis Tourmente, roman témoin de sa vision du Québec et du fleuve Saint-Laurent. En 2001 paraît un premier recueil de poésie Au joli mois de mai (VLB) ainsi qu’un livre d’artiste, De ma nuit naît ton jour (Éditions Roselin) en collaboration avec l’artiste Bernard Gast. En 2003, L’Homme de ma vie (Québec-Amérique), sous un titre ironique, aborde le rapport au genre masculin à travers quelques hommes de sa vie, suivi de Maître du Jeu (Québec-Amérique), premier roman destiné aux adolescents. En 2005, elle finit par publier le roman qu’elle a sans cesse écrit, abandonné puis repris depuis 1993, Neretva (Québec-Amérique) où elle a transformé «(sa) famille en personnages et la guerre en roman». Neretva est le premier tome d’une trilogie consacrée à un triple récit du 20 ème s. à partir de trois points différents du globe. Il sera suivi de Rio de la Plata et Saint-Laurent. L’édition française de Neretva paraîtra en France aux éditions Isoète en janvier 2008 et la traduction anglaise est en cours. À propos de traductions, Les grandes aventurières et Tourmente ont été traduites en macédonien et publié dans sa ville natale en 2005 et 2006. «Seule la littérature pouvait me ramener là-bas» a-t-elle dit, bouclant ainsi la boucle. Depuis 2000, elle a été invitée dans plusieurs évènements littéraires nord-américains et européens. |
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| En avril 2006 paraissait également le premier tome d’une série pour les 7-10 ans, écrite avec son fils Louis, Les Voisins Pourquoi, les tomes 2 et 3 étant prévus pour le printemps et l’automne 2008. En septembre 2007, Ailleurs si j’y suis (Leméac) «le livre imprévu comme la maladie dont j’ai réchappé de justesse», lui donne l’occasion de faire le bilan d’une première décennie américaine . Et de souligner ainsi 20 ans de publication | |||||||||||||||||||||||||||||
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